Vaccination
(Mise à jour : avril 2015)

La vaccination participe à la prévention primaire qui vise à la diminution du nombre de nouveaux cas d’une affection donnée. Ainsi, certaines maladies ont considérablement diminué en nombre de nouveaux cas : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rubéole, ….

Dans des catégories plus vulnérables de la population, le risque de contracter certaines pathologies est augmenté, du fait d’un environnement et de comportements « à risque ». Il est alors d’autant plus recommandé de vacciner ces personnes, notamment contre le tétanos, la tuberculose, l’hépatite B, la grippe.

Le calendrier vaccinal est régulièrement mis à jour par les autorités sanitaires et des recommandations spécifiques sont notamment spécifiées pour certaines populations et notamment les populations vulnérables. En 2013, ce calendrier vaccinal a été simplifié. En 2014, quelques modifications ont été apportées suite aux recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP).

Sur le site du Ministère en charge de la santé, vous trouverez :

Vaccination contre le tétanos


Le tétanos est une infection aiguë due aux exotoxines produites par un bacille anaérobie Gram positif, Clostridium tetani, qui pénètre dans l’organisme via une plaie cutanée.

Quinze à vingt cas de tétanos sont déclarés annuellement en France. Les dernières données montrent que seulement 62 % des adultes étaient à jour pour cette vaccination.

Les personnes les moins bien protégées en France contre le tétanos sont les personnes âgées, en particulier les femmes, et les hommes qui n’ont pas effectué de service militaire.

Cette vaccination est obligatoire
chez les nourrissons. Le schéma est dorénavant simplifié en 2013 comportant deux injections aux âges de 2 et 4 mois, suivies d'un rappel avancé à l'âge de 11 mois. Cette vaccination se fait pour les 5 valences (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et infections invasives à Haemophilus influenza de type b).
Un rappel est désormais recommandé à l'âge de 11-13 ans.
Chez l'adulte, le rappel contre le tétanos se fait désormais à âge fixe et est recommandé aux âges de 25, 45 et 65 ans puis tous les 10 ans.
Voir le Calendrier des vaccinations 2015

La vaccination est également obligatoire pour les professionnels de santé.

Le tétanos fait partie des maladies à déclaration obligatoire (MDO).
Le tétanos ne nécessitant pas d’intervention urgente des autorités sanitaires, son signalement n’est pas requis dans le cadre de la surveillance des maladies à déclaration obligatoire.

La notification est donc faite après confirmation du diagnostic. Les médecins déclarant notifient le cas à l’ARS au moyen d'une fiche spécifique. La notification permet d'analyser et de suivre l'évolution du tétanos au sein de la population afin de mieux cibler les actions de prévention locales et nationales.

Les recommandations de prise en charge des plaies en fonction du type de blessure ont été actualisées en 2014.

- Fiche de notification sur le site de l'InVS
- Prise en charge des plaies : rappels de vaccination antitétanique - Haut Conseil de la Santé Publique, mai 2013 

Vaccination contre la tuberculose


La tuberculose est une maladie infectieuse due au bacille tuberculeux Mycobacterium tuberculosis, aussi appelé bacille de Koch (BK). Elle se transmet d'homme à homme par voie aérienne, à partir des formes respiratoires de la maladie qui sont les plus fréquentes.

En France, le nombre de cas de tuberculose diminue progressivement depuis les années 70. Cependant, il reste élevé dans certaines zones géographiques (notamment dans les grandes villes) et pour certains groupes de population : les personnes sans domicile fixe, en situation de précarité, les personnes originaires de pays de forte incidence et les personnes dont les conditions de vie sont précaires (habitat insalubre ou surpeuplement). 

  • Vaccination

Dans ce contexte, l'obligation de vaccination par le BCG chez l'enfant et l'adolescent a été suspendue en 2007 au profit d'une recommandation forte de vaccination des enfants les plus exposés à la tuberculose.

En conséquence, la vaccination est proposée dès la naissance chez les enfants exposés à un risque levé de tuberculose. Elle doit être proposée jusqu’à 15 ans chez les enfants à risque levé non encore vaccinés.

Il est donc recommandé d'aborder la question avec les parents :
-dès la grossesse pour repérer les situations à risque et expliquer aux parents l'enjeu de la vaccination ;
- juste après la naissance, dès la maternité ou à la consultation dite du 8è jour, en mentionnant la décision prise dans le carnet de santé.

La vaccination reste obligatoire pour les étudiants et les professionnels des secteurs sanitaire et social.

Pour en savoir plusPoint sur la vaccination contre la tuberculose. Repères pour votre pratique. Document destiné aux professionnels de santé - INPES, février 2013

  • Maladie à déclaration obligatoire

La tuberculose fait partie des maladies à déclaration obligatoire (MDO).
Sont à signaler et à notifier auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) :

La fiche de notification à remplir par le médecin ou le biologiste  est téléchargeable sur le site de l'InVS

  • Plan de lutte contre la tuberculose

Des Centres de lutte antituberculeuse (CLAT) sont présents dans tous les départements. Ils coordonnent la lutte antituberculeuse au niveau départemental et réalisent :
- des consultations médicales avec suivi des patients et délivrance des médicaments antituberculeux, en particulier pour les personnes en rupture de couverture sociale ;
- le dépistage avec enquêtes dans l’entourage des cas, réalisation d’actions ciblées de dépistage, élaboration des stratégies;
- des actions de prévention primaire, notamment ciblées pour des groupes à risques avec information, communication, et vaccination par le vaccin antituberculeux BCG.

Le CLAT concourt également à la formation des professionnels, au développement de partenariats, participe à un réseau départemental de lutte contre la tuberculose, à l’évaluation et à la surveillance épidémiologique.

Vaccination contre l'hépatite B


L'hépatite B se transmet par le sang et les relations sexuelles. Elle guérit spontanément dans 90% des cas. Dans 10 % des cas, elle ne disparaît pas (hépatite chronique) et peut, parfois, entraîner une cirrhose ou un cancer du foie.

Le Haut Comité de Santé Publique recommande que la vaccination contre l’hépatite B s’applique en priorité à tous les nourrissons.

Il recommande aussi que le rattrapage de la vaccination contre l’hépatite B soit poursuivi chez les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans révolus. Tout enfant ou adolescent âgé de moins de 16 ans, non antérieurement vacciné, devrait se voir proposer la vaccination contre l’hépatite B à l’occasion d’une consultation médicale ou de prévention. Dans ce contexte, pour les adolescents de 11 à 15 ans révolus, un schéma simplifié à 2 injections séparées de 6 mois peut être utilisé.

A partir de 16 ans, elle est recommandée chez les personnes à risque.

La vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour les personnes exerçant une activité professionnelle les exposant à des risques de contamination dans un établissement ou organisme de soins ou de prévention, public ou privé.

Un nouveau schéma vaccinal accéléré peut être proposé dans certaines conditions de recherche d’immunisation (Recommandations vaccinales 2015)

- Hépatite B. Dépistage - Repères pour votre pratique (INPES), février 2014
- Vaccination contre l’hépatite B : schémas vaccinaux accélérés - Haut Conseil de la Santé Publique, février 2014

Vaccination contre la grippe saisonnière


La vaccination constitue le meilleur moyen de protection contre la grippe saisonnière. Elle doit être faite au moins deux semaines avant le début de la saison grippale (à l’approche de l’hiver).

La vaccination est possible pour tous les individus à partir de l’âge de six mois. La vaccination doit être renouvelée tous les ans.
En 2011/2012, la vaccination est recommandée pour :

  • Les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • Les personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de 6 mois et les femmes enceintes, atteintes des certaines pathologies à risque (voir le site Risques sanitaires)
  • L'entourage familial des nourrissons âgés de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grave
  • Les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d'hébergement quelque soit l'âge.
  • Les professionnels de santé libéraux en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère : médecin généraliste, infirmier, sage-femme, pédiatre, pharmacien titulaire d'officine, masseur-kinésithérapeute.

Le calendrier vaccinal 2012 a introduit dans ses recommandations vaccinales : la vaccination chez les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de grossesse, et les personnes atteintes d'une obésité morbide : IMC égal ou supérieur à 40 kg/m2 (avis de du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP)

Le calendrier vaccinal 2013 recommande désormais la vaccination des personnes atteintes d'une maladie hépatique chronique, avec ou sans cirrhose (Avis du Haut Conseil de la Santé Publique, février 2013).


Pour en savoir plus, une rubrique a été dédiée à la grippe saisonnière sur le site Risques sanitaires en Rhône-Alpes

 

 

 

 

Vaccination contre les infections invasives à méningocoque C


Les infections à méningocoques  C sont des infections transmissibles d’origine bactérienne. Elles sont rares mais souvent mortelles. C’est pourquoi, une recommandation en 2010 a porté sur une vaccination généralisée des jeunes de 1 à 24 ans.

Cette vaccination est dorénavant recommandée pour les nourrissons à l'âge de 12 mois. 
Pendant la période initiale de mise en place de cette stratégie, un rattrapage pour tous les jeunes jusqu’à 24 ans révolus est recommandée.

  • Recommandations particulières

La vaccination est également recommandée pour les groupes à risque suivants :
  - les sujets contacts d’un cas d’infection invasive à méningocoque de sérogroupe A, C, Y ou W135 pour lesquels un vaccin existe (non antérieurement vaccinés),
  - les enfants souffrant de déficit en fraction terminale du complément, en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle.

Pour en savoir plus, une rubrique a été dédiée aux infections à méningocoque sur le site Risques sanitaires en Rhône-Alpes

Vaccination HPV


Ce vaccin est destiné à la prévention des infections par les papillomavirus humains (HPV). Certains HPV étant oncogènes, cette vaccination permettrait une diminution du risque de cancer, notamment du cancer du col de l’utérus.

Toutefois, il ne protège pas de tous les types d’HPV, le dépistage du cancer du col de l’utérus par frottis réguliers reste donc indispensable.

La vaccination des jeunes filles est recommandée entre 11 et 14 ans (le nombre de dose est réduit de trois à deux doses). Par ailleurs, le rattrapage vaccinal est désormais recommandé jusqu’à l’âge de 20 ans (19 ans révolus), la vaccination étant d’autant plus efficace que les jeunes filles n’ont pas encore été exposées au risque d’infection par le HPV.

Pour en savoir plus :
- Infections à papillomavirus humains (HPV). Les 5 bonnes raisons de se faire vacciner - Ministère en charge de la santé, mars 2015
- Infections à HPV : nouveau schéma vaccinal du vaccin Cervarix® - Haut Conseil de la Santé Publique, février 2014
- Prévention des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus. Document destiné aux professionnels de santé - INPES « Repères pour votre pratique », février 2013
- Prévention et dépistage du cancer du col de l'utérus - Institut National du Cancer, octobre 2013

Vaccination contre la rougeole


L’épidémie de rougeole qui sévit en France depuis 2008 s’intensifie. L’analyse des données confirme également un déplacement de l’âge de la maladie aux dépens des enfants de moins de un an, des adolescents et des jeunes adultes, âges où les complications de la maladie sont les plus fréquentes et les plus graves.
Dans ce contexte épidémique préoccupant, il convient de rappeler les recommandations vaccinales.

L'administration de la 1ère dose de vaccin se fait désormais pour tous les enfants à l'âge de 12 mois, quel que soit le mode de garde (en dehors de période épidémique). La 2ème dose est recommandée à l'âge de 16-18 mois.

Toutefois, les nourrissons âgés de 6 mois à 11 mois qui vont voyager ou séjourner dans un pays de haute endémicité de la rougeole et ceux contacts d’un cas de rougeole doivent être vaccinés contre la rougeole (Avis du Haut Conseil de la Santé Publique du 28 juin 2013). Pour ces nourrissons, le Haut Conseil de la santé publique recommande qu’ils reçoivent le vaccin rougeole monovalent Rouvax®.

Rattrapage vaccinal pour les enfants, adolescents et adultes nés depuis 1980 n'ayant pas reçu deux doses de vaccin trivalent :

        - 1ère et 2ème doses de vaccin pour celles n’ayant reçu aucune dose
        - 2ème dose de vaccin pour celles ayant reçu une 1ère dose (respecter un intervalle d’au moins  un mois entre les 2 doses).

Pour en savoir plus,
- une rubrique a été dédiée à la rougeole sur le site Risques sanitaires en Rhône-Alpes 
- Calendrier vaccinal 2014 - Ministère en charge de la santé
- Vaccination. Le point sur la rougeole. Document destiné aux professionnels de  santé. État des connaissances - INPES (Institut National de Prévention et d'Education  pour la Santé) , janvier 2012

  • Maladie à déclaration obligatoire

La rougeole fait partie des maladies à déclaration obligatoire (MDO). Le signalement rapide et la confirmation biologique  permettent la mise en place rapide des mesures visant à limiter l’extension de la maladie.

La fiche de notification à remplir par le médecin ou le biologiste  est téléchargeable sur le site de l'InVS.

Voir aussi

Ressources

Outils pour votre patient :


Outils pour vous aider :


Sites internet


Sources


  • Sources : Ministère de la santé - INPES – INVS