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Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)
(Mise à jour : juillet 2011)

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une allocation de solidarité destinée à assurer aux personnes handicapées un minimum de ressources. Financée par l’État, versée par les CAF (ou les caisses de MSA pour les personnes qui relèvent du régime agricole), elle est accordée sur décision de la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées).

Pour en bénéficier, les personnes handicapées doivent remplir un certain nombre de conditions, notamment de ressources et de taux d’incapacité permanente (gravité du handicap).

Le montant de l’AAH attribué varie selon les éventuels autres ressources du bénéficiaire (par exemple : pension d’invalidité, revenus d’activité professionnelle, revenus fonciers, pension alimentaire, intérêts de produits d’épargne…) afin d’amener ceux-ci à un niveau garanti.

L’AAH peut être complétée par l’un ou l’autre de ces avantages : complément de ressources (CPR) au titre de la garantie de ressources aux personnes handicapées (GRPH) ou majoration pour la vie autonome (MVA).

L’AAH est attribuée sous certaines conditions :

  • Condition liée au handicap
    La personne doit être atteinte d'un taux d'incapacité permanente : 
    - d’au moins 80 % ; 
    - ou compris entre 50 et 79 %. Dans ce cas, le demandeur doit être âgé de moins de 60 ans et la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) doit lui avoir reconnu, compte tenu de son handicap, une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi.
    Le taux d’incapacité est apprécié par la CDAPH.
  • Condition de résidence
    L'AAH peut être versée aux personnes résidant en France métropolitaine ou dans les départements d'Outre-mer ou à Saint-Pierre et Miquelon de façon permanente.
    Les personnes de nationalité étrangère doivent être en possession d'un titre de séjour régulier ou être titulaire d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour.  ondition d'âge
    o Le demandeur ne doit plus avoir l'âge de bénéficier de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, c'est à dire qu'il doit être âgé de plus de 20 ans, ou de plus de 16 ans, s'il ne remplit plus les conditions pour ouvrir droit aux allocations familiales. 
    o L'AAH n'est plus versée à partir de 60 ans. A cet âge, les bénéficiaires basculent dans le régime de retraite pour inaptitude.  Seuls les bénéficiaires atteints d'une incapacité permanente d'au moins 80 % peuvent conserver une partie de l'AAH.
  • Conditions de ressources 
    - ne pas pouvoir prétendre à une retraite, une pension d’invalidité ou une rente d’accident du travail d’un montant au moins égal à celui de l’AAH (à l’exclusion de la majoration pour aide d’une tierce personne) ; 
    - ne pas disposer de ressources supérieures à un plafond : sont retenus les revenus du demandeur, mais également ceux de son conjoint, concubin ou partenaire de Pacs.

Compléments possibles à l’AAH

L’AAH versée aux personnes présentant un taux d’incapacité permanente au moins égal à 80% peut être complétée par deux types d’avantages :

  • Le « complément de ressources » qui, ajouté à l’AAH à taux plein, forme la « garantie de ressources aux personnes handicapées ».
    Ce complément est accordé aux personnes âgées de moins de 60 ans, et dont la capacité de travail est inférieure à 5 %, ce qui équivaut à une incapacité de travail quasi absolue et, a priori, non susceptible d’évolution favorable dans le temps.
    Le complément n’est attribué que si l’AAH est versée à taux plein ou en complément d’une retraite, d’une pension d’invalidité ou d’une rente d’accident du travail.
  • La « majoration pour la vie autonome ».
    Il  faut tout à la fois : être atteint d’une incapacité permanente d’au moins 80 % ; bénéficier d’une AAH au taux plein ou en complément d’une retraite d’une pension d’invalidité ou d’une rente d’accident du travail ; ne pas percevoir de revenus d’activité à caractère professionnel propre et disposer d’un logement indépendant pour lequel une aide au logement est versée (par exemple, une aide personnalisée au logement : APL).
    Le bénéficiaire qui remplit les conditions requises pour l’octroi de ces deux avantages doit choisir de bénéficier de l’un ou de l’autre.

La demande d’AAH et de l’un ou l’autre de ses compléments est à adresser à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du lieu de résidence de l’intéressé au moyen du formulaire unique de demande auprès de la MDPH (notice explicative).

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